Décembre 2024.
Je découvre pour la première fois Marrakech et Essaouira.
Au départ, ce voyage était prévu pour un stage de constellation familiale. Finalement, il s’est transformé en vacances en amoureux… et en véritable coup de cœur.
Dès mon arrivée à Essaouira, quelque chose de familier m’enveloppe. Cette petite ville me rappelle étrangement Saint-Malo, avec ses remparts, ses canons et son atmosphère tournée vers l’océan. On la surnomme d’ailleurs “le Saint-Malo marocain”.
Et immédiatement, je m’y sens chez moi.
Il fait doux, lumineux. Début décembre, je suis encore en robe. Il y a la mer, l’Atlantique, ce vent que je connais si bien en Bretagne. Mais ici, tout semble plus lent, plus apaisé.
La médina est calme à cette période de l’année. Peu de touristes. Nous passons nos journées à nous perdre dans les ruelles colorées, à observer les portes bleues, les étals d’épices, les artisans au travail.
Depuis toujours, j’aime l’artisanat marocain, la cuisine, le tadelakt… alors même que je n’avais encore jamais mis les pieds au Maroc. Comme un souvenir ancien, une terre déjà familière.
Moi qui n’aime pourtant pas le sucre, je deviens complètement accro aux cornes de gazelle et aux pâtisseries marocaines.
Et puis il y a cette odeur de fleur d’oranger… Une odeur qui me ramène instantanément à l’enfance. Ma mère m’en donnait lorsque j’étais petite pour m’aider à m’endormir. Une sensation de douceur et de réconfort.
Neuf mois plus tard, nous y retournons.
Et cette fois, quelque chose devient évident :
un jour, j’irai vivre là-bas.
Je me projette déjà, quand mon fils aura quitté la maison…
Mais la vie aime parfois accélérer les décisions que l’on croit lointaines…
En un mois et demi, j’y retourne trois fois, entre Marrakech et Essaouira. Puis en janvier 2026 et tout bientôt en juin.
Petit à petit, le projet prend forme.
Nous commençons à regarder les maisons à louer, à nous renseigner sur les démarches administratives pour obtenir une carte de résident. Et en parallèle, une idée refait surface. Une idée qui nous avait déjà traversé l’esprit plusieurs fois auparavant :
ouvrir une maison d’hôtes.
Mais cette fois… au Maroc.
Mes pensées tournent autour du Maroc presque en permanence.
Là-bas, je me sens profondément bien.
Plus encore : j’ai l’impression d’être davantage moi-même qu’en France.
Mon mental se calme.
Ma joie revient naturellement.
Ma créativité s’ouvre.
Je ressens davantage mes émotions.
Je suis plus présente dans mon corps.
En France, je sens souvent une pression invisible sur mes épaules. Mon esprit tourne sans arrêt.
Au Maroc, tout est différent.
Il y a une douceur de vivre difficile à expliquer.
Des gens généreux.
Une hospitalité incroyable.
Et surtout… un autre rapport au temps.
Là-bas, le temps ne file pas.
Il s’étire.



















En attendant de t’annoncer la date officielle de notre départ pour une nouvelle vie à Essaouira, j’ai envie de te partager des photos que j’ai prises de mes différents séjours à Marrakech, Taghazout et le sud marocain ainsi que les bonnes adresses pour manger et dormir.