Stress, fatigue chronique, burn out & Cie

Les signes classiques de l’épuisement chronique

– Si vous vous levez le matin déjà  fatigué comme si vous n’aviez pas dormi.
– Vous n’arrivez pas à  récupérer après un stress ou de l’exercice,
– Vous êtes tendu ou fatigué,
– Vous vous sentez mélancolique, triste,
– Vous avez du mal à  vous endormir,
– Les muscles et articulations sont douloureuses,
–  Vous vous plaigniez de maux de tête fréquents, de vertiges, de confusions mentales,
– Vous avez le ventre souvent tendu et gonflé,
– Vos selles sont de curieuses couleurs, de forme ou de consistances irrégulières
– Vous avez développé une série d’hypersensibilités alimentaires,
– Vous êtes victimes d’angoisses et d’attaques de panique

femme fatiguée

 

Si le corps et l’âme ne sont pas écoutés avec attention à ce moment-là, il se peut, que lors du prochain choc émotionnel (deuil, licenciement, rupture, opérations chirurgicales…), vous tombiez en épuisement chronique.

Mécanismes d’action du stress
Imaginez que vous êtes un zèbre broutant dans les plaines d’Afrique. Tout est paisible, l’herbe est délicieuse, le soleil resplendit. Bref, c’est le paradis sur Terre. Soudain les branches, non loin de vous frémissent. Vous tournez la tête et derrière un bosquet d’arbustes vous apercevez la silhouette d’un lion. Un lion qui vous fixe. Vous pouvez presque imaginer la bulle de pensée au-dessus de sa tête : « le repas est servi !! »

44315542 - stress response system. stress is a main cause of high levels of cortisol secretion. cortisol is a hormone produced by the adrenal cortex.

Votre corps passe aussitôt en alerte maximum, tous les signaux sont au rouge. Du moment où vous avez vu le lion, votre hypothalamus, une zone du cerveau qui joue le rôle de « premier répondeur » dans les situations d’urgence, envoie un message hormonal  à votre glande pituitaire (ou hypophyse). La glande pituitaire relaye instantanément le message aux glandes surrénales. Leur travail consiste à  sécréter assez d’hormones spécifiques, c’est votre ultime devoir de vivre assez longtemps pour déjeuner demain plutôt que de constituer le repas d’aujourd’hui. Ces hormones – le cortisol et l’adrénaline – sont appelées les hormones du stress, et que vous soyez un zèbre tentant d’échapper à un lion ou un homme des cavernes fuyant un énorme mammouth, vous pouvez les remercie de leur survie.

Les hormones du stress, également connues comme les hormones de la réponse « la fuite ou la lutte » sont une sorte26686472 - medical 3d illustration - female anatomy - urinary system de turbo qui se déclenche lorsque vous êtes dans une situation dangereuse. Sans elles, vous seriez incapable de réagir assez vite pour vous protéger d’un prédateur ou de tout autre sorte de danger. Le cortisol ou l’adrénaline qui travaille ensemble de façon si rapide que vous n’avez pas le temps de cligner des paupières avant qu’ils se mettent en branle, préparent votre corps à l’action. Ainsi l’adrénaline fait immédiatement augmenter votre fréquence cardiaque et votre tension artérielle pour que le cœur envoie à un rythme accéléré du sang dans les artères afin d’irriguer les organes et les muscles qui en ont le plus besoin.
Le cortisol, l’hormone majeure du stress, provoque une augmentation de la glycémie, de sorte que le glucose puisse être apporté aux cellules musculaires qui vont brûler pour trouver de l’énergie, une réaction extrêmement précieuse lorsqu’on s’enfuit à toutes jambes pour sauver sa peau. Voici schématiquement ce qu’est la réponse au stress.
Elle doit être presque instantanée et efficace. Son seul objet consiste à vous maintenir en vie dans une situation de danger mortel. Après cela, le métabolisme redeviendra à la normale.

Stress aigu versus stress chronique
Le grand neurobiologiste Robert Sapolsky se référait à  cette aptitude naturelle des animaux qui consiste à
vivre le moment présent plutôt que de rester terrorisé en se demandant quand un autre lion va s’approcher. Les zèbres subissent un stress aigu, c’est-à-dire temporaire. Ce stress cesse rapidement et permet donc un retour à  la normale.

De nos jours, nous n’avons plus à  avoir peur des lions ou des mammouths mais nous subissons d’autres types de stress : deuil, surcharge de travail, licenciement, divorce, déménagement…etc appelé stress chronique. Si les hormones du stress sont déclenchées trop souvent ou trop longtemps et que le stress persiste alors le corps se dérègle et nous fonçons vers la maladie.
Le stress chronique peut nous pousser à l’overdose avec nos propres hormones, qui vulnérabilisent nos organes. Les dégâts ne surviennent pas toujours immédiatement, mais ils finiront tôt ou tard par se manifester lorsque les glandes surrénales auront été poussées  à l’épuisement.

Des taux trop élevés de cortisol ont de nombreux effets négatifs sur l’organisme : fatigue, anxiété accrue, trouble de la mémoire et de la concentration, insomnie, problèmes cardio-vasculaire, prise de poids principalement autour de l’abdomen et de la taille. Un niveau de cortisol trop élevé peut entrainé d’autres problèmes de santé comme une diminution de la conversion des hormones thyroïdiennes (T4 en T3) entrainant une hypothyroïdie ; une résistance à l’insuline (diabète) ; une diminution de l’immunité ; de l’ostéopénie ou de l’ostéoporose.

Dans un prochain article, je vous apporterai des clés pour vous aider à sortir de la fatigue chronique, du burn out.

Sources
« Quand j’étais vieille » – Taty Lauwers
« Le grand mythe du cholestérol » – Dr J. Bowden et Dr S. Sinatra
Laboratoires Energética Natura – www.energeticanatura.com