Ostéoporose, parlons-en !

L’ostéoporose est une maladie touchant le squelette, et se caractérisant par une baisse de la masse osseuse, accompagnée d’une altération de l’architecture du tissu osseux susceptible d’entraîner un risque de fracture plus élevé.

Voici les principaux facteurs de risque de souffrir d’une perte osseuse anormale au cours de votre vie:

  • mauvaise alimentation: consommation excessive de viande, de sucre, de café, d’alcool
  • «terrain» trop acide (mauvais équilibre acido-basique)
  • mauvaise digestion/manque d’acide chlorhydrique dans l’estomac
  • manque ou mauvaise assimilation de calcium et d’autres minéraux
  • petite ossature et/ou insuffisance de poids
  • ablation de l’utérus et/ou des ovaires, ligature des trompes
  • ménopause précoce (avant l’âge de 45 ans)
  • prise de certains médicaments comme la cortisone et les contraceptifs à base de progestatifs
  • dysfonction des glandes: surrénales, hypophyse, thyroïde, parathyroïdes
  • excès de stress et de cortisol (voir référence #2 ci-dessous)
  • déséquilibre hormonal, insuffisance d’œstrogène, de progestérone, d’androgènes
  • cycles menstruels absents ou irréguliers
  • masse osseuse optimale jamais atteinte (doit être atteinte à l’âge de 35 ans)
  • tabagisme

Devant une telle liste, il est difficile de ne pas se sentir menacé par l’ostéoporose. Pourtant, il est entièrement possible de prévenir cette maladie ou même d’améliorer notre masse osseuse.

Au niveau de la nutrition, une première chose dont il faut s’assurer que le calcium pris en supplément (et même le calcium alimentaire) est bien absorbé et qu’il est accompagné de la panoplie de minéraux supports nécessaires à la bonne minéralisation des os. Parmi ceux-ci les plus importants sont le zinc, le manganèse, la silice et le bore. Pour ce qui est de l’assimilation du calcium, bien des personnes en vieillissant ne produisent plus suffisamment d’acide chlorhydrique dans l’estomac pour pouvoir bien absorber ce minéral.

Ensuite, il ne faut pas oublier que l’équilibre acido-basique est d’une importance capitale pour éviter la décalcification16037639-jus-de-legumes des os, car le corps ira chercher dans les os le calcium nécessaire pour tamponner l’excès d’acidité métabolique. En plus d’éviter une alimentation trop acidifiante, il est sage de consommer des jus verts, en particulier le jus d’herbe d’orge, dont les propriétés pour alcaliniser le système sont reconnues. Le jus d’herbe d’orge est également riche en vitamine K, une vitamine essentielle à la santé des os et que l’on trouve surtout dans les légumes verts.

Les hormones jouent un rôle considérable
Mais au-delà de ces considérations, il ne faut pas oublier que le facteur hormonal est clé pour la santé des os toute notre vie durant. Avec l’arrêt de l’ovulation à la ménopause, le niveau des hormones stéroïdes (estrogène, progestérone, testostérone) a beaucoup diminué. Cependant, grâce à nos glandes surrénales qui deviennent notre système de rechange, la production hormonale se maintient à un niveau qui répond à nos besoins à cette période de notre vie, en particulier en ce qui a trait au maintien de la masse osseuse. Par contre, bien des choses peuvent empêcher ce système de fonctionner, entre autres le stress, l’alimentation moins qu’optimale, l’ablation de l’utérus et/ou des ovaires.
Un autre facteur clé est l’état de vos os à la pré-ménopause. La masse osseuse optimale est atteinte vers l’âge de 30 ans. Toute perturbation du système hormonal avant cet âge, soit par le stress ou la mauvaise alimentation, et aussi par la prise de contraceptifs chimiques, réduit les chances d’atteindre ce point saillant et augmente le risque de souffrir d’ostéoporose à la ménopause.

11530358 - skeleton running medical health care fitness bones symbol chart diagramLes hormones jouent un rôle primordial et indispensable pour former et maintenir la masse osseuse. L’oestrogène et la progestérone sont les contremaîtres du chantier de construction de nos os.
L’oestrogène contrôle l’activité des ostéoclastes, cellules dont le rôle est de résorber les vieux tissus osseux.
La progestérone de son côté aide à générer les ostéoblastes, nouvelles cellules qui formeront la matrice de protéines sur laquelle le calcium viendra se fixer.
Finalement, l’oestrogène et la vitamine D (qui fonctionne comme une hormone) s’affaireront pour fixer le calcium sur cette matrice.
À la ménopause, le déséquilibre hormonal qui se produit dérange ce processus et les ostéoclastes résorbent le tissu osseux plus vite qu’il ne peut se régénérer, de sorte que l’on se retrouve avec les os «poreux».

Il est à noter que certaines femmes ont des niveaux trop faibles d’hormones androgènes (DHEA et testostérone) ou trop élevés de cortisol. Les femmes qui ont subi une hystérectomie ont souvent ce genre de problème car les ovaires après la ménopause continuent à fabriquer des hormones androgènes qui sont utiles – d’une part parce qu’elles aident à stimuler la formation de la masse osseuse et d’autre part parce qu’elles se changent en oestrogène dans la graisse corporelle. Sans ovaires, les femmes souffrent souvent de niveaux trop bas d’hormones androgènes.

Et le stress dans tout cela ?
Par ailleurs, les femmes qui vivent sous un stress constant ou qui souffrent de dépression peuvent avoir des niveaux élevés de cortisol, qu’on a surnommé «l’hormone du stress».  Le cortisol trop élevé, la dépression et la perte de masse osseuse vont généralement de pair. Cependant, il ne faut pas croire que le cortisol est toujours mauvais en soi. Tout comme c’est le cas pour les œstrogènes, il ne cause des problèmes que s’il est en déséquilibre par rapport aux autres hormones stéroïdes comme la progestérone. Des niveaux normaux de cortisol sont indispensables pour maintenir une santé optimale.

Des niveaux trop faibles de cortisol sont un signe d’épuisement des glandes surrénales dont les principaux symptômes sont la fatigue excessive, les allergies, la sensibilité aux produits chimiques, les rages de sucre et l’intolérance au froid (qui peut également être un signe d’hypothyroïdie).

Dans des circonstances normales, les glandes surrénales ne produisent des «poussées» de cortisol que sous un stress aigu pour aider le système nerveux et musculaire à répondre à une situation d’urgence. Malheureusement, le stress quotidien continu et souvent intense peut éventuellement garder les niveaux de cortisol trop élevés et ainsi causer des dommages à toutes les structures du corps, dont la peau, les muscles, les os et le système immunitaire.
L’excès de cortisol a une action dévastatrice sur la masse osseuse de plusieurs façons:
d’une part, le cortisol active les ostéoclastes, cellules chargées de la résorption des cellules osseuses, hâtant ainsi les progrès de l’ostéoporose. D’autre part, l’excès de cortisol entrave l’action des ostéoblastes, cellules chargées de la régénération de la masse osseuse. En plus de cela, l’excès de cortisol empêche la bonne assimilation du calcium et du magnésium dans le système digestif. Ces actions du cortisol sont identifiées comme «cataboliques», c’est-à-dire qu’elles ont un rôle destructeur des tissus.
A l’inverse, les hormones «Anaboliques», celles qui stimulent ou régénèrent, comme la testostérone, la DHEA, les oestrogènes et la progestérone vont régénérer et réparer les tissus, surtout les muscles et les os.

Un équilibre sain de toutes ces hormones est indispensable pour maintenir des os en santé. Au fur et à mesure que nous vieillissons, les niveaux des hormones anaboliques tendent à diminuer alors que le cortisol semble aller en augmentant. Ces changements dans le ratio des hormones anaboliques et cataboliques expliquent le vieillissement accéléré des tissus, y compris des tissus osseux.

Les stratégies gagnantes

10444510coeur-fourchetteS’assurer d’un bon apport en nutriments
On parle beaucoup de calcium, mais les recherches ont identifié au moins 17 autres nutriments qui sont importants pour la santé des os. Entre autres: magnésium, zinc, manganèse, bore, silice, cuivre et phosphore. On dit que jusqu’à 85% de la population nord-américaine manque de magnésium, minéral qu’on trouve de moins en moins dans l’alimentation non biologique. Parmi les vitamines, notons les vitamines D, C, A, B6, K, l’acide folique et l’acide pantothénique. La meilleure source de vitamine K sont les légumes vert foncé à feuilles ou les jus verts déshydratés (herbe d’orge ou de blé). Il est évident qu’il faut faire un effort pour consommer des fruits et des légumes bio, mais de nos jours la supplémentation est nécessaire pour la vaste majorité des gens.

Adopter un régime plus alcalin
L’excès d’acidité est extrêmement dommageable pour tous les systèmes de notre corps, y compris la masse osseuse. Notre alimentation riche en sucre, céréales raffinées, protéines animales, café/thé et mauvaises graisses est très acidifiante. Pour avoir une alimentation plus alcalinisante, il faut mettre au menu beaucoup légumes biologiques, surtout les légumes vert foncé à feuilles, et des jus verts.

Éviter les voleurs de nutriments!
Bien des choses que nous consommons ont le potentiel d’appauvrir nos réserves de nutriments. Parmi ces «voleurs» il y a les aliments raffinés, le sucre, la caféine, l’alcool et le tabagisme. Certains médicaments, y compris les contraceptifs oraux et l’hormonothérapie à base d’hormones non bio-identiques appauvrissent également nos réserves de vitamines.

Améliorer la digestion des minéraux
La santé optimale, y compris celle de nos os, est impossible sans une bonne digestion. La flatulence, les ballonnements, les selles trop molles et la constipation sont autant de signes de troubles digestifs. Si c’est votre cas, il faudra peut-être pendant un certain temps ne pas manger de crudités. Il est toujours sage de prendre des enzymes digestives. Un supplément d’acide chlorhydrique (HCl) est également une excellente façon d’assurer une bonne digestion des minéraux, surtout du calcium. Il ne faut pas oublier que le calcium mal assimilé non seulement n’aide pas nos os, mais peut être nuisible en favorisant des calcifications des tissus mous ou la formation de dépôts calcaires.

L’exercice, cet incontournable!
Un dicton anglais dit: «use it or lose it». Il s’applique parfaitement à nos os et à nos muscles, car si nous ne les utilisons pas ils dépériront. Une demi-heure par jour de marche (rapide si possible), préférablement en portant des poids ne coûte pas cher et donne des dividendes incroyables pour la prévention non seulement de l’ostéoporose mais pratiquement de toutes les maladies dégénératives, y compris le cancer.

 

46688131 - senior couple in the park on an autumns day

Lâcher prise
Des techniques de relaxation comme la sophrologie, la méditation, le yoga, la cohérence cardiaque ainsi que les promenades en forêt et la pensée positive permettent de diminuer le niveau de stress et ainsi ramener le taux de cortisol à un niveau correct.

Sources
www.santedesfemmes.com
Laboratoire Energetica Natura