Bien manger en attendant bébé

Lors de la grossesse, le corps de la femme doit subvenir non seulement à ses propres besoins, mais également à ceux du fœtus.

Dans nos sociétés occidentales, l’abondance alimentaire ne rime pas forcément avec une bonne nutrition. Une bonne partie de la population est carencée en vitamines, en minéraux, en fibres, ou en acides gras essentiels.

Idéalement, une femme devrait s’occuper de son alimentation AVANT la grossesse, au moins 3 à 6 mois avant. Ainsi, elle ne serait pas carencée. Un bon équilibre alimentaire serait établi, le bébé aurait tout ce dont il a besoin, sans prendre sur les réserves de sa mère.

Il est possible d’éviter ainsi quelques désagréments qui peuvent accompagner la grossesse se manifestant extérieurement avec de la fatigue, la chute de cheveux, du surpoids, ou des problèmes de dents. Cette période de « ressourcement » est d’autant plus importante si la femme a suivi des régimes auparavant ou encore si elle a déjà connu des périodes de grossesse ou d’allaitement.

Attention à la pollution !!!
En tant que mammifère en haut de la chaîne alimentaire, l’homme regroupe dans son corps la pollution de tous les milieux. Beaucoup de ces polluants ne peuvent pas être évacués par les émonctoires, et s’accumulent dans les tissus adipeux.
D’autres peuvent être décomposés et éliminés, mais en polluant le corps humain au passage. Et si ces polluants passent la barrière placentaire, le développement du fœtus en est affecté. Les recherches continuent à démontrer les effets de ces polluants, chacun pris individuellement.
En choisissant des produits biologiques, de saison et si possible locaux, on évitera les pesticides, les nitrates ou d’autres traitements qui sont allergènes, cancérigènes ou qui peuvent même causer des malformations, ou des graves problèmes de santé.

Avec une alimentation saine, les (futurs) parents peuvent non seulement restreindre les sources de pollution, mais aussi stimuler la détoxification, apporter les meilleures « matières premières » pour le renouvellement et la construction des cellules.
En mangeant bio, local et de saison, ils donnent à leur corps tous les atouts que les fruits et légumes cultivés à proximité peuvent se présenter.
Inutile de manger des oranges venues de l’autre bout de la planète pour sa vitamine C, quand on peut la trouver en quantité suffisante dans les choux cultivés localement. De plus, ces plantes font face aux mêmes intempéries, pollution, milieu de vie que leurs habitants, et développent des phyto-nutriments nécessaires pour se défendre. En les mangeant, les hommes peuvent en profiter.

La qualité de l’eau
Avec un système de filtrage approprié sur le robinet, ou en buvant de l’eau de source peu minéralisée, les futurs parents évitent l’absorption de plomb, de nitrates, de nitrites, de résidus de divers médicaments comme les antalgiques ou les antibiotiques, d’hormones de synthèse issues des pilules contraceptives, ou encore de métaux lourds. Car les stations d’épuration ne sont pas construites pour filtrer tous ces résidus issus de l’industrie chimique des 60 dernières années.

Les aliments industriels
Supprimer les aliments industriels permet aux futurs parents d’échapper aux édulcorants, aux colorants, aux arômes, aux conservateurs, aux exhausteurs de goût, aux vitamines de synthèse, mais également aux OGM, ou aux sous-produits des animaux nourris aux OGM, aux huiles raffinées contenant des mauvais acides gras trans.

Les besoins de la femme enceinte et allaitante
Les femmes enceintes ont des besoins accrus de nutriments. Cela ne signifie pasoeuf pour autant un régime. Le mot d’ordre est la variété, l’équilibre et le plaisir.

Dans une alimentation équilibrée, le corps trouvera tous les nutriments dont il a besoin pour « fabriquer » à partir d’un oeuf invisible à l’oeil nu, un enfant de 3 kg (ou plus).

L’enfant puise dans le sang de sa mère les protéines, les lipides, le calcium, le fer, les vitamines, il est primordial que ces composants se trouvent dans le sang. Dans le cas contraire le corps va puiser dans les réserves (mais de certains nutriments il est impossible de faire des réserves) ou dans tout ce qu’il trouve, y compris les dents et les os.

Dans le cas d’une femme qui allaite, la situation est similaire. Elle nourrit son enfant avec son lait, qui doit lui assurer une croissance inouïe qui n’aura pas d’équivalent dans sa vie future. Le lait doit apporter protéines, lipides, glucides, vitamines, minéraux, oligoéléments etc. Le bébé trouvera dans le corps de sa mère tout ce dont il a besoin pour grandir, la question est aussi ici de savoir où il va trouver tous ces nutriments. Dans le cas d’une alimentation équilibrée, les nutriments sont présents dans le sang en quantité suffisante à la fois pour la mère et pour le bébé.

D’ailleurs, même en mangeant 2 pains au chocolat au lieu d’un, le corps ne trouvera jamais la quantité de vitamine C ou B9 ou bien le fer dont il aura besoin. Contrairement à ce que les anciens disent, il ne faut pas manger pour deux. Bien entendu, le corps de la femme enceinte a un besoin calorique un peu supérieur à une femme sédentaire non enceinte, mais ce surplus ne dépasse pas 15 à 20%.

Les « super » aliments alliés de la grossesse
Certains aliments sont très intéressants sur le plan nutritionnel comme

  • les aliments lacto-fermenté comme la choucroute, le tamari (sauce soja traditionnelle), le kéfir, le miso, les jus de légumes lacto-fermentés
  • les huiles de 1ère pression à froid BIO
  • le beurre de lait cru, l’huile de coco
  • le bouillon de poule maison
  • les jus de légumes fraichement pressés à l’aide d’un extracteur ou d’une centrifugeuse (Un concentré de vitamines et d’anti-oxydants sans les fibres et facilement assimilables par l’organisme)

Une alimentation variée, saine et équilibrée est la clé du bon déroulement de la grossesse sur le plan vital. Il est aussi très important que la structure des repas soit respectée au quotidien. Une journée se compose généralement de 3 repas principaux et d’une collation.

Manger en conscience
Une alimentation équilibrée doit rimer avec plaisir, plaisir des yeux, plaisir de cuisiner, toucher sentir, plaisir de savourer et plaisir de se sentir en forme et d’être bien dans sa tête

Conclusion
Une alimentation équilibrée est donc indispensable pendant la grossesse et l’allaitement avec :

  • Des légumes verts en quantité suffisante (400 à 500g/jour)
  • Des céréales demi-complètes et complètes (riz, quinoa, millet, avoine, seigle, sarrasin, pomme de terre…)
  • De la viande de qualité, des œufs, du poisson bien choisi
  • Des modes de cuisson douces
  • Des huiles de 1eres pression à froid
  • Des légumineuses (azukis, lentilles, haricots rouge 1 à 2 fois par semaine)
  • Du bon beurre de lait cru
  • Des fruits frais crus de saison 1 fois/jour
  • Des graines germées, des algues, de la levure de bière, des graines
  • Le maintien d’un taux de glycémie stable
  • La variété et la rotation des aliments
  • Le PLAISIR

attente